Brassage de savoirs au Forum social mondial

samedi 17 avril 2004
par  EcoRev’
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Quels chemins emprunte le Forum Social Mondial pour recomposer des savoirs épars (théoriques, pratiques…) et les diffuser ? Chercheuse au Centre d’Etudes du Développement de l’Amérique Latine (CEDAL), Véronique Rioufol décrit dans ce texte le déroulement des Forums Sociaux Mondiaux, la dimension interactive de cet événement altermondialiste : comment les participants venus y apporter ou y recevoir des savoirs, se retrouvent dans une dynamique d’échange... qui occasionnellement peut aboutir à l’émergence de nouvelles revendications, de répertoire d’intervention et de champs d’action inédits.

Depuis plus d’une décennie, un grand nombre d’associations, syndicats, organisations de solidarité internationale, réseaux féministes, mouvements de sans, groupes écologistes, acteurs d’économie solidaire, médias alternatifs, etc. sont investis dans un travail de construction et recomposition de savoirs [1]. Engagés dans des luttes émancipatrices, et notamment l’opposition à la mondialisation néolibérale, ils sont confrontés au défi de développer des actions efficaces et mobilisatrices dans un contexte où la crise des idéologies de gauche, l’interconnection croissante des enjeux et des échelles d’action, la mondialisation des flux économiques et informatifs ont remis en cause leur cadre et leur horizon d’action. Pour reconstruire du sens et fonder leurs prises de position politiques, ils ont entrepris, par un travail souvent collectif, de promouvoir des savoirs citoyens et d’articuler pratiques et réflexions, du local au global.

Le processus du Forum Social Mondial est, depuis 2001, un des lieux où s’opère cette recomposition : il a pour ambition de promouvoir une autre politique en faisant de la politique autrement grâce à la participation de la "société civile". Parler "du" FSM est délicat : la multiplicité des organisations, la diversité des activités et des thèmes, la disparité des attentes, l’hétérogénéité des forums d’un pays à l’autre et d’une année sur l’autre rendent difficile d’établir une vue d’ensemble et de formuler des propos généraux et définitifs à son sujet. Créé pour rapprocher les analyses et pratiques d’organisations très diverses, élaborer des propositions "pour un autre monde", construire et diffuser des savoirs citoyens, renforcer le lien entre réflexion et action, le FSM ne réalise encore que très partiellement une telle recomposition des savoirs. Celle-ci est néanmoins déjà visible dans certaines dynamiques que cet article cherchera à explorer.

Lieu d’expression et de reconnaissance de savoirs citoyens

Le FSM est né, dans l’après-Seattle, pour prolonger la mobilisation des mouvements opposés à la mondialisation néolibérale en mettant en lumière des propositions et pratiques alternatives. Il s’agissait à la fois de contester le caractère inéluctable de cette mondialisation et de redéfinir le champ du possible à partir de la richesse des actions et des savoirs conjugués d’organisations et de réseaux citoyens. D’emblée, le FSM a donc facilité l’expression de pratiques et de réflexions "marginalisées" : démocratie participative ; luttes pour les droits économiques, sociaux et culturels ; réforme des institutions internationales ; économie solidaire, etc. Ces débats ont contribué à redéfinir les termes du débat, en affichant des prises de positions politiques "alternatives", voire en introduisant des éléments de contre-expertise citoyenne. Le FSM favorise aussi une plus grande visibilité de ces thèmes dans les médias et une meilleure inter-connaissance entre organisations.

Pour favoriser l’expression et la rencontre des expériences et analyses les plus diverses, les organisateurs du FSM ont souhaité permettre aux participants d’apporter leurs propres sujets de réflexion et d’action. A côté des conférences, plusieurs centaines d’ateliers sont "auto-organisés" [2] par les participants qui peuvent y présenter leur domaine d’action, échanger des expériences, élaborer une réflexion commune à plusieurs organisations, etc. Ces ateliers explorent un éventail de thèmes plus diversifiés que dans les conférences : en 2003, certains des thèmes les plus débattus en ateliers - économies populaires, alternatives et solidaires ; problématiques de genre/ féminisme - n’ont été que peu traités en conférences et jusqu’à 25% des thèmes d’ateliers se situaient hors des axes de travail définis par les organisateurs (santé mentale, jeunes, sexualité et reproduction, religion…). [3]

Le FSM offre un espace à d’autres contenus mais aussi à d’autres formes de savoirs et à d’autres modes d’apprentissage. Renouant en particulier avec l’héritage de Paulo Freire et les pratiques d’éducation populaire, il vise l’expression des savoirs de chacun et privilégie les savoirs ancrés dans des pratiques. La plupart des interventions reflètent les luttes, réflexions et actions des organisations présentes. Elles témoignent de savoirs concrets et contextualisés, très éloignés de savoirs théoriques, universels, englobants et abstraits. Par ailleurs, les Forums, par l’effervescence et la désorganisation qui les caractérisent, leur hétérogénéité, leur dimension festive, l’importance - quoique encore insuffisante - accordée aux activités culturelles et artistiques, font place à certains savoir-vivre et savoir-être ensemble : joie, coresponsabilité active, créativité, ouverture à l’autre, autonomie, etc. Des modalités "alternatives" de transmission de savoirs sont aussi utilisées, principalement dans les ateliers : théâtre-forum, récits de vie, échange d’expériences, méthodes de débat participatives, etc. La faible participation et le manque de créativité restent pourtant la marque de beaucoup d’activités où une succession d’intervenants déverse son savoir à un auditoire trop souvent passif.

Le processus du FSM a donné une ampleur nouvelle à l’expression et à la circulation de savoirs citoyens. Même si ses débats ressortent plus fréquemment de la prise de positions politiques que de la formulation d’une expertise citoyenne, un espace politique nouveau a été ouvert. En participant au FSM, les délégués peuvent populariser leur domaine d’action, faire connaître leurs pratiques, formuler et présenter un état de leur réflexion, initier des partenariats. Ils ont aussi l’occasion de découvrir et d’apprendre, de faire des rencontres, de (se) changer. Enfin, ils se trouvent renforcés de voir leurs engagements et leurs préoccupations exprimés et reconnus dans un lieu où se réunit la "société civile mondiale" ; de rencontrer une multitude de gens qui, de par le monde, travaillent sur des questions similaires ou avec des valeurs proches des leurs ; de constater que, de plus en plus, les travaux des Forums sont couverts par les médias et connus de cercles plus larges. De plus en plus, le FSM constitue aussi un espace de construction de nouveaux savoirs, résultant de rencontres et de confrontations.

Articulation et co-construction de savoirs

Le FSM ne se limite en effet pas à juxtaposer des activités, des thèmes de réflexion ou des organisations ; il permet également de les comparer, les confronter, les articuler et, parfois, de construire des convergences. Au fil des ans, nombre d’organisations font une expérience similaire : venues au Forum pour défendre leur domaine d’action, elles y rencontrent, et parfois découvrent, d’autres organisations, d’autres perspectives et des problématiques connexes ; elles établissent alors des partenariats - échange d’informations, campagnes d’action commune, programmation d’une activité conjointe lors d’un forum ultérieur. Ce faisant, elles sont souvent conduites à élargir leur domaine d’action voire à modifier leur approche. Parfois, un nouveau champ de réflexion et d’action se trouve ainsi identifié et conforté, comme l’illustre l’émergence d’une réflexion sur une finance internationale alternative rapprochant des acteurs de la (micro-)finance solidaire et des organisations engagées dans la critique du système financier international. Le FSM, bien qu’encore insuffisamment internationalisé [4], est surtout une occasion de rencontres entre organisations de différents pays et entre organisations locales et réseaux internationaux. Il favorise ainsi une meilleure appréhension des problèmes globaux et de l’interconnection entre les questions et les échelles d’action.

La construction de savoirs résulte du dialogue et de l’échange : de l’articulation entre savoirs analogues, voisins ou complémentaires à la confrontation, plus difficile et plus rare, entre questions et perspectives divergentes voire contradictoires [5]. Se confronter à l’autre requiert de surmonter les ignorances, incompréhensions et préjugés mutuels qui peuvent résulter de divers facteurs : différences de traditions politiques et idéologiques, différences de cultures organisationnelles, différences d’intérêts ou de priorités, hétérogénéité des contextes locaux, problèmes de langue [6], etc. La confrontation requiert également de faire preuve d’une grande ouverture au changement, y compris personnel, et de construire un espace de confiance : il faut savoir écouter l’autre et percevoir sa spécificité, accepter de prendre en compte des expériences qui peuvent modifier voire invalider ses certitudes, remettre en cause le caractère absolu de certains savoirs [7].

Un exemple peut aider à mieux comprendre les processus à l’œuvre : il concerne l’implication d’Amnesty International sur la question de la responsabilité des entreprises. Présente pour la première fois au FSM 2002, Amnesty s’implique par la suite de plus en plus, en intervenant dans des conférences puis en proposant ses propres ateliers. Grâce notamment à des contacts établis ou consolidés lors de précédents forums, elle initie en 2003 un "Collectif sur la responsabilité des entreprises" associant des organisations de base, des syndicats, des organisations écologistes internationales, des organisations et réseaux internationaux sur les droits humains [8]. Le collectif propose un panel au FSM 2004 afin de promouvoir cette question dans l’arène du FSM. Ce panel est surtout conçu comme une session de travail pour tirer les leçons de divers cas pratiques, partager des approches différentes et élaborer ensemble des stratégies d’action. A cette occasion, Amnesty lance publiquement un rapport sur la question [9].

Cet exemple illustre deux dynamiques de recomposition : du domaine d’action et de l’organisation. La responsabilité des entreprises réunit des acteurs porteurs de préoccupations et de priorités différentes : défense des droits du travail, des droits de l’homme, des conditions sanitaires et sociales, de l’environnement. Les formes d’action y sont multiples : lobbying, monitoring du bilan social et environnemental des entreprises, action syndicale, action en justice, etc. Dans ce domaine peu balisé, où personne ne sait vraiment comment rendre les entreprises responsables des conséquences de leurs activités, le travail du collectif est donc d’abord de réunir des organisations impliquées pour rapprocher leurs pratiques et leurs réflexions : articuler les approches syndicale, environnementale et droit-de-l’hommiste ; faire le lien entre des actions localisées menées par les communautés affectées et l’action de réseaux internationaux pour faire évoluer le droit international ; établir un éventail de stratégies.

Par ailleurs, cet exemple témoigne d’évolutions internes à l’organisation. Amnesty, qui s’est depuis toujours consacrée à la défense des droits civils et politiques, s’engage depuis quelques années sur le terrain des droits économiques, sociaux et culturels (DESC), non sans débats internes. Participer au FSM catalyse cette évolution : les Forums sont l’occasion de progresser dans la réflexion sur les DESC et de produire des documents, d’afficher des positions publiques, de sensibiliser les sections locales à ce domaine particulier de la défense des droits humains, de trouver de nouveaux partenaires locaux et internationaux (donc d’enrichir aussi le travail sur les droits civils et politiques). Surtout, Amnesty considère que ce qui lie les organisations présentes au FSM, par-delà la diversité des causes qu’elles défendent, est la question des droits humains dans toutes ses dimensions (santé, travail, alimentation…) [10]. Participer au FSM situe ainsi l’action sur la responsabilité des entreprises dans un ensemble plus vaste : celui de la défense des DESC et, au-delà, de la protection de la vie et du bien-être des êtres humains. L’espace du FSM offre donc un horizon politique et moral qui amplifie les actions et le discours de l’organisation et les rend plus efficaces et mobilisateurs.

On comprend mieux comment le FSM, par l’espace qu’il fournit et par l’action des organisations participantes, contribue à l’élaboration de savoirs citoyens. Cette pratique n’est cependant pas prédominante dans les Forums : la méconnaissance du travail des autres, la compétition entre thèmes ou organisations, les rivalités personnelles, les oppositions idéologiques, la difficulté de construire un véritable dialogue restent des obstacles majeurs. L’articulation entre savoirs semble néanmoins se développer : au fil des Forums, les organisations apprennent à se connaître, à concevoir des actions communes ou à s’associer au-delà d’évènements ponctuels. Cette évolution est vivement encouragée par les organisateurs du FSM qui y voient une étape nécessaire pour la consolidation politique du Forum. Ils débattent actuellement des modalités à mettre en œuvre, dans la perspective du FSM 2005, pour renforcer le dialogue et la confrontation. Ils prévoient ainsi de développer les "tables de dialogue et controverse", créées lors du FSM 2003 et qui mettent en présence des membres d’organisations citoyennes et des représentants de partis politiques, de gouvernements ou d’organisations internationales. Autre changement prévu : l’inscription anticipée des activités qui permettrait de faciliter les liens, voire la fusion, entre activités avant le Forum et de fournir au plus tôt une vue d’ensemble de la programmation. Surtout, le troisième jour du Forum serait intégralement consacré à des sessions d’articulation entre activités des deux premiers jours. Ces dispositifs, et l’action d’un nombre croissant d’organisations impliquées dans les Forums, concourent à transformer le FSM en un processus permanent dans lequel les rencontres ne sont qu’un temps de présentation et de diffusion du travail réalisé tout au long de l’année, d’enrichissement de la réflexion et de prise de nouveaux contacts.

Limites intellectuelles majeures

Approfondir l’articulation entre savoirs produits et diffusés lors des Forums Sociaux requiert une meilleure vision des organisations présentes, des thèmes débattus, et des propositions en émergence. Cette vision aiderait chaque organisation à enrichir son domaine et ses modalités d’action en identifiant les partenariats possibles, les convergences "spontanées", les ponts à construire, éventuellement les divergences à approfondir. Elle contribuerait surtout à dégager un horizon politique et moral largement partagé, qui permettrait de reconstruire une intelligibilité de la situation actuelle et un cadre d’action, donc de mieux appréhender les problèmes et les réponses possibles, de situer les luttes et propositions de chacun dans un ensemble plus cohérent. Chacun se verrait ainsi renforcé dans son action, les articulations entre domaines et niveaux d’action seraient facilitées, un discours plus convaincant et mobilisateur pourrait se développer. Pour certains, cette vision d’ensemble doit prendre la forme d’un programme politique - liste de propositions inspirée de l’esprit et des travaux de Porto Alegre [11].

Depuis le FSM 2002, les organisateurs ont fait d’importants efforts pour recueillir et systématiser les travaux des Forums. Ce travail a consisté à réunir des informations sur les activités organisées, structurer les activités de façon à encourager l’échange et la confrontation d’idées, diffuser largement ces travaux au bénéfice des participants, du grand public et des médias [12]. Des analyses a posteriori sont ébauchées pour mettre en lumière éléments de consensus, convergences, propositions, questions en émergence, etc. Une conviction sous-tend tout ce travail : seule une construction plurielle tirant parti de la diversité des acteurs, thèmes et initiatives permettra d’opérer un renouveau politique, théorique et pratique.

Ainsi engagés dans la construction de savoirs citoyens et la recomposition d’une vision d’ensemble, les participants et organisateurs du FSM se heurtent à des limites politiques mais aussi intellectuelles et cognitives majeures. Comment penser la multiplicité ? Comment articuler la pluralité des analyses et des expériences ? Comment faire entrer ces savoirs dans le champ politique institutionnel (Etats, partis politiques, institutions internationales) ? Comment ne pas reconstruire immédiatement des hiérarchies entre savoirs, luttes et propositions ? Comment penser un ensemble non clos, évolutif, cohérent mais non systématique ? Comment formuler des alternatives quand les cadres mêmes de la pensée et du discours privilégient la dichotomie ? Comment, enfin, identifier et consolider les éléments de renouveau social, culturel, politique, économique dont les participants sont porteurs alors même que les mots et les pratiques sont encore lourds de réalités anciennes ? Avec le FSM 2004 de Mumbai, deux autres interrogations se placent sur le devant de la scène : comment le grand nombre de ceux qui ne parlent pas les langues de communication internationale peuvent-ils avoir accès à ces savoirs et les enrichir ? Comment prendre en compte les formes d’expression et de savoirs qui ne sont pas inscrites dans un langage d’expertise ?

Tous ces questionnements contribuent à souligner l’ampleur du défi pour les organisations engagées dans le processus FSM : recomposer profondément et conjointement les modes d’intelligibilité, de pensée, de discours et d’action concourant à la construction "d’autres mondes".

Véronique Rioufol


[1Je remercie chaleureusement toutes les personnes dont les expériences et analyses ont enrichi cette réflexion : Philippe Amouroux (Pôle socio-économique de solidarité), Anil Bhattarai (Centre Martin Chautari, Katmandou) Françoise Feugas (Ritimo/ Rinoceros), Julien Lusson (CEDETIM/IPAM), Stéphanie Marseille (Babels), Alessandra Masci (Amnesty International, Londres). Les vues exprimées ici n’engagent cependant que moi.

[2Au FSM 2003, 1246 activités "auto-organisées" côtoyaient les quelques 70 activités préparées par les organisateurs. Source : CD-Rom "FSM 2003" produit par le comité d’organisation brésilien du FSM.

[3Ces données sont tirées du travail de repérage thématique réalisé par Françoise Feugas (Ritimo/Rinoceros) sur les FSM 2003 et 2004. Ces analyses seront prochainement disponibles sur rinoceros.org.

[4Au Brésil comme en Inde, les participants au Forum sont à plus de 80% des nationaux ; certaines régions du monde - Afrique, Europe de l’est, ou plus encore Chine - sont très peu présentes dans le processus.

[5Un collectif de revues et d’associations a mené une réflexion sur ces questions en lien avec la préparation du FSE 2003. Voir le site du crid et l’ouvrage Mouvements et Transversales Science/ Culture (eds.), Où va le mouvement altermondialisation ? et autres questions pour comprendre son histoire, ses débats, ses stratégies, ses divergences, Paris, La Découverte, 2003.

[6Babels, association de traducteurs-interprètes bénévoles engagée dans les Forums, facilite la communication entre univers culturels, conceptuels et sociaux en menant une réflexion sur la traduction et en offrant des outils (lexiques plurilingues, glossaires) élaborés avec les organisations participantes. Voir le site de Babels.

[7Cette démarche n’est pas propre au FSM, elle a été développée dans nombre de grands réseaux thématiques internationaux, confrontés à la diversité des contextes et des participants. Nadia Demond développe l’exemple d’un réseau féministe dans Où va le mouvement altermondialisation ?, ibid.

[8Le collectif se compose notamment de Justice for Bhopal, Treatment Action Campaign, Greenpeace, Friends of the Earth, Earth Rights, Amnesty, la FIDH, ESCR-Net.

[9Le panel s’intitule "Challenging Corporate Power in a Globalised Economy", le rapport "The UN Human Rights Norms for Business : Towards Legal Accountability". Voir le site d’Amnesty.

[11Voir par exemple l’article de B. Cassen (ATTAC/Monde diplomatique) dans Libération du 12 janvier 2004.

[12Voir notamment le CD-Rom du FSM 2003, la rubrique "Mémoire" des sites du FSM2003 et du FSE2003.