"Sens de la décroissance", le dernier EcoRev’ est paru

vendredi 20 avril 2007
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Ecorev’ n°26 vient de paraître. Intitulé "Sens de la décroissance", il est entièrement consacré à ce courant. Nos articles "classiques" vous permettront de (re)découvrir l’actualité et la pertinence d’écrits de Diderot, de lAfargue et du Club de rome. Le dossier donne ensuite la parole aux partisans de la décroissance (Latouche, Cheynet, Ariès...), à ses adversaires (Harribey...) et à des analyses de membres de la rédaction d’EcoRev’. A travers une dizaine d’entretiens, des militants nous racontent également leur quotidien décroissant.

Dans la foulée, une Piste et un Kit militant défendent la sortie de l’égout par les toilettes sèches !

Enfin, une bibliographie très complètes, nos lectures et nos critiques de film (c’est nouveau !) complètent ce numéro particulièrement riche sur la décroissance. mais rien de paradoxal, comme vous pourrez le lire !

Toujours au prix décroissant de 6,20 euros (le même depuis 5 ans malgré l’inflation !), EcoRev’ est déjà disponible dans les librairies achalandées par co-errances (cf 01 40 05 04 24). Vous pouvez également l’acheter en ligne de façon sécurisée ou vous abonner ici...

Bonne lecture !

Le sommaire

Dossier

- Voyage de Bougainville - Droit à la paresse - Les limites à la croissance / Denis Diderot, Paul Lafargue et le Club de Rome

- Le territoire de la décroissance / Serge Latouche

- La décroissance et la question sociale / Luc Semal

- Nourrir l’humanité / Jean Aubin

- Gratuité de l’usage, renchérissement du mésusage / Paul Ariès

- Pour une décroissance libertaire / Jean-Pierre Tertrais

- La décroissance en politique / Entretien avec Vincent Cheynet

- La décroissance, "une approche non anthropique de l’écologie" / Entretien avec Jean-Marie Harribey

- La décroissance, la politique et "nous" / Patrick Dieuaide

- Les Verts et la décroissance / Jérôme Gleizes

- Croissance, décroissance et soutenabilité / Aurélien Boutaud

- Biblio-ouébographie / Librairie Ecodif

Pistes

Eloge de la toilette à compost. Pourquoi et comment sortir de l’égout / Pierre Besse

Kit militant

les toilettes sèches

Mais aussi...

Les lectures, le cinéma et l’agenda militant

L’édito

Conviviale, sélective, durable, la décroissance se décline selon les goûts. Et les dégoûts ? L’apparition du mot en 2002, dans les revues lyonnaises Silence et Casseurs de pub, a suscité depuis les plus grands enthousiasmes et les réprobations les plus sévères, aussi bien en dehors qu’au sein de la mouvance écologiste/altermondialiste. Le terme même de décroissance fait question. Décliné sur une vaste palette de thèmes et de mots d’ordre, son usage suscite les débats les plus vifs. Il en va de la question sociale, quand la simplicité volontaire souvent mise en avant paraît reléguer au second plan la question de la répartition des richesses ; mais aussi de nos modes de vie, quand la spiritualité ou les valeurs de solidarité sont érigées comme les principes cardinaux de pratiques, de styles ou d’univers de vie alternatifs dans une société dominée par le marché. Ou encore de la question du développement, fustigé comme un outil de domination néo-colonial qui ne dit pas son nom. Enfin, la notion de décroissance brouille le sens même de l’action politique, que certain-e-s militant-e-s de la décroissance sont tenté-e-s de limiter aux relations proches et à une action individuelle alors que d’autres préconiseraient des aménagements du système existant ou que d’autres encore demanderaient d’en passer par une action collective empreinte d’utopies ou d’idéaux révolutionnaires.

Notre première ambition a été d’offrir un panorama des mouvements se réclamant de la décroissance. Et, au-delà des ambitions contradictoires, des malentendus sémantiques, de dégager les problèmes théoriques qui sous-tendent certains conflits entre la vision de l’écologie politique, du développement durable et de la décroissance. Pour un numéro à la fois dedans et dehors, qui donne la parole à des figures du paysage "décroissant" mais aussi à des exégètes ou des critiques.

Dedans, pour Serge Latouche, référence incontournable, Jean Aubin, Jean-Pierre Tertrais, Paul Ariès, Vincent Cheynet, qui par leurs textes et leurs conférences proposent une société qui place la décroissance au cœur de l’organisation politique. Dedans encore, pour des militant-e-s politiques ou du quotidien qui nous présentent leurs interrogations, leurs actions ou leurs références. Dehors, pour Luc Semal et les membres de la rédaction d’EcoRev’ qui ont tenté de décrire, comprendre ou dépasser les théories et le vocabulaire "décroissants". Contre, pour Jean-Marie Harribey, farouche opposant, qui nous livre ici ses arguments.

Le dossier se prolonge par une piste et un kit militant qui présentent les enjeux et la pratique de ce qui est devenu le symbole, attractif ou répulsif, de la décroissance : les toilettes sèches ! Mais aussi par nos les lectures où nous recensons quelques-uns des derniers ouvrages sur le sujet, qu’ils s’en réclament, la condamnent ou en partagent simplement les préoccupations.

Dans l’actualité éditoriale pléthorique de la décroissance, nous espérons ne pas avoir ajouté une référence supplémentaire, mais donné, dans une configuration pas si fréquente, l’occasion d’une réflexion plus sereine.

La rédaction


Commentaires  forum ferme

Logo de LUCAS
dimanche 3 juin 2007 à 16h11 - par  LUCAS

Bonjour !
Il est vrai que la décroissance est un mouvement de plus en plus visible malgré les différentes calomnies dont elle peut faire l’objet.

Pour ma part, il me serait agréable de voir l’émergence d’un vrai mouvement politique qui pourrait nous amener vers des actions toujours utiles pour crédibiliser toute volonté.

Auriez-vous connaissance de cela ?

Bien à vous.
T. LUCAS.

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