L’empreinte écologique des TIC

par Fabrice Flipo
mercredi 21 mai 2008
par  EcoRev’
popularité : 8%

"ECONOMIE IMMATÉRIELLE", "DÉMATÉRIALISATION DE L’ACTIVITÉ HUMAINE ET DE SES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX"
 ? FABRICE FLIPO, MAÎTRE DE CONFÉRENCES EN PHILOSOPHIE À L’INSTITUT TELECOM SUD
PARIS, FAIT LE POINT SUR LE RÉALISME DE CE PROJET DE SOCIÉTÉ QUI SEMBLE PEU DISCUTÉ EN-DEHORS DES
SPHÈRES ÉCOLOGISTES... QUAND ELLES NE CÈDENT PAS ELLES AUSSI PARFOIS À LA TENTATION !

Introduction

Les technologies de l’information et de la
communication (TIC) véhiculent une image
de légèreté et d’absence de friction. Les
coûts de transaction et les frais de transport
sont ramenés quasiment à zéro. Leur effet
sur l’écologie planétaire semble être nul.
Mieux, elles permettent d’observer la planète
et ses évolutions de loin, sans avoir
l’air d’y toucher. Est-ce réellement le cas ?

Les technologies de l’information se généralisent
dans un grand nombre de domaines
de la vie collective et domestique. Deux milliards
de téléphones portables devraient être
vendus au cours de l’année 2008. Les puces
envahissent notre quotidien : automobiles,
PDA, lecteurs de MP3, etc. Un avatar sur
Second Life consomme autant d’électricité
qu’un Brésilien moyen. Le coût est loin d’être
nul, mais les acteurs, au premier chef les
acteurs économiques, sont fascinés par le
"coût marginal de reproduction" qui semble
être nul, au point d’oublier le macrosystème
technique qu’ils sont en train de
mettre en place. Le numérique suscite ainsi
des discours prophétiques sur la "dématérialisation"
et le "découplage", tels que
par exemple la Stratégie de Lisbonne [1].

Un poids écologique croissant

Comme toutes les infrastructures, les autoroutes
de l’information demandent à être
entretenues et donc régulièrement alimentées
en matériaux et en énergie. Les différentes
études situent la consommation d’électricité
dans une fourchette de 3% [2](2) à 7% [3],
voire 10% de la consommation totale [4].
L’augmentation de consommation électrique
dans les ménages depuis 1990 s’élève à
75% [5], une part est liée à l’expansion des
TIC. La structure de la consommation montre
un poids croissant de l’infrastructure : 90%
dans le cas des téléphones mobiles [6].
Cette consommation est largement indépendante
du nombre d’utilisateurs [7]. Une
autre tendance est la croissance de la
consommation. Les puissances et largeur
de bande croissantes consomment de plus en plus d’énergie. Le téléphone 3G
consomme davantage que le GSM, qui
consomme davantage que le fixe pour
envoyer la même quantité de données [8].
Les constructeurs font des efforts, ils
essaient de réduire les consommations.
Mais la vertu écologique n’explique pas
tout : le souci d’éviter la surchauffe ou de
réduire la facture jouent aussi. L’énergie
peut représenter jusqu’à 60% des coûts
d’exploitation d’un datacenter.

Les TIC consomment aussi des ressources
en amont, pour leur fabrication. Produire un
PC de 24 kg exige 240 kg de carburants
fossiles, 22 kg de produits chimiques et
1500 litres d’eau, soit en proportion plus
que pour la production d’une voiture [9].
La miniaturisation n’entraîne donc pas de
réduction de l’impact écologique des produits.
Pendant que le poids est réduit, c’est
le "sac à dos écologique" des produits qui
s’accroît. Certains services au sein des
constructeurs en sont conscients et tentent
de produire des matériels selon les
règles de l’écoconception. C’est notamment
le cas de Nokia. Mais le pouvoir des
constructeurs en la matière est limité. Et les
clients ne cherchent pas vraiment à utiliser
des produits "verts", ils considèrent en
général ces labels comme des arguments
commerciaux peu dignes de confiance [10].

Mis sur le marché, les produits usagés finissent
tôt ou tard par en sortir. Chaque
année, 20 à 50 millions de tonnes de
déchets d’équipements électriques et électroniques
sont produits dans le monde,
avec un taux de croissance en volume de 3
à 5% par an, quasiment triple du taux des
déchets classiques. L’obsolescence des produits
a été considérablement accélérée,
que cela vienne du ballet incessant des
mises à jour des logiciels, chaque fois plus
consommateurs en ressources machine, ou
du hardware, dont l’évolution constante et
régulière ("loi de Moore" qui prévoit le
doublement de la puissance tous les 18
mois) permet aux éditeurs de logiciels de
pouvoir compter sur les capacités nécessaires
le jour de la sortie de leur produit.
La durée de vie des ordinateurs a chuté,
passant de six ans en 1997 à deux ans en
2005 [11]. Les téléphones portables ont
une durée de vie de 18 mois dans les pays
industrialisés [12], alors que leur durée de
vie "technique" est de huit ans.

Le traitement des déchets est difficile. Tout
d’abord, la composition des produits est
complexe. Un téléphone portable contient
en moyenne entre 500 et 1000 composants,
dont certains sont toxiques. Ensuite, ils sont
dispersés. Les TIC se retrouvent partout.
Comment les récupérer ? Sont-ils réparables
 ? En 1998, 50 à 80% des déchets des
Etats-Unis étaient exportés en Chine et traités
dans des conditions déplorables [13].

Les sociétés réagissent
face au problème des déchets

Avec les directives DEEE [14] et ROHS [15],
les producteurs deviennent responsables
de l’élimination des produits : c’est la "responsabilité
élargie du producteur" (REP). La
directive vise des taux de valorisation, de
réutilisation et de recyclage de 50 à 80%.
La France est assez en retard puisque nous
récoltons 2 à 3 kg alors que la Belgique est
à 7 et la Suède à 15. Nous allons certes
atteindre un taux de collecte important
mais les effets en termes de développement
durable laissent à désirer.

Tout d’abord, la REP revient à facturer l’élimination
au consommateur. Le coût de
traitement sera donc réparti à coût égal
entre tous les consommateurs, ce qui
revient à un impôt non progressif. Les
inégalités économiques s’en trouvent donc
aggravées.

Ensuite la REP n’encourage ni la réutilisation
ni la réparation. Elle a pour conséquence
d’engendrer la croissance des industries de traitement – et non la réduction des pollutions
ou des consommations. Par conséquent la
REP n’encourage pas l’écoconception,
contrairement à ce qui était prévu. Les frais
de traitement en fin de vie sont aujourd’hui
trop marginaux pour susciter une
concurrence verte et vertueuse. Le choix
qui est fait aujourd’hui tend à aller au plus
économique, compte-tenu des prix actuels
du marché : passer les machines au
broyeur, récupérer les métaux par électroaimants,
l’aluminium par courants de
Foucault, et les métaux précieux par traitement
électrochimique.

L’enjeu de la réutilisation est important
pour l’emploi d’insertion. L’image "high
tech" de ces produits est très valorisante.
Les organisations qui oeuvrent dans ce secteur,
telles ENVIE, Emmaüs ou Ecomicro,
défendent leur activité et refusent de voir
les équipements partir directement au
broyage. Les associations environnementalistes
soutiennent cette position car elle
permet aussi de réutiliser au mieux les
matériels, solution écologiquement la plus
avantageuse. Mais les dits équipements ne
sont pas forcément conçus pour être réparés,
et le prix de la main-d’oeuvre reste
quand même très élevé par rapport à celui
des énergies qui approvisionnent les
machines qui fabriquent les produits neufs.
Et la régulation a laissé la portion congrue
pour l’économie sociale et solidaire.

La directive RoHS a de son côté interdit
l’utilisation de certaines substances dans
les équipements électriques et électroniques
 : plomb, mercure, cadmium, chrome hexavalent,
PBB et PBDE, à compter du 1er juillet
2006. Les associations estiment que les
constructeurs traînent les pieds, qu’ils peuvent
faire encore beaucoup de progrès [16].

Les enjeux de l’écoconception

L’information migre petit à petit de supports
analogiques partiellement renouvelables (tel
le papier) à des supports numériques
dépendant de ressources finies. Le risque at-
il été évalué ? Il semble que non, le discours
dominant préfère se passionner pour
le "coût marginal", réputé être égal à zéro,
et "la société de l’information". Ce discours
ne fait pourtant que renouveler un discours
classique, qui promet la résolution de nos
problèmes politiques par des moyens techniques.
L’utopie d’un monde "relié" qui
serait enfin transparent et démocratique
mobilise les foules, émerveille les badauds
et laisse malheureusement les enjeux du
développement durable sur le côté de la
route.

Espérons que le mouvement critique qui se
fait jour depuis quelques années permette
de dissiper ce voile et ouvrir les débats qui
s’imposent. Car l’écoconception n’est pas un
mince enjeu. Milieu réservé aux ingénieurs,
il échappe en grande partie au public et
contribue de ce fait à accréditer la thèse
selon laquelle l’écoefficacité suffirait à
résoudre la crise écologique, sans compromettre
le social ni l’économique – car telle
est bien la promesse de la "dématérialisation"
de l’économie.
Les objections à cette thèse sont nombreuses.
Les ingénieurs ne sont pas des
magiciens. Les analyses de cycle de vie (ACV)
sur lesquelles se base l’écoconception n’offrent
pas de solution simple. Deux exemples
peuvent le démontrer. Premier exemple, la
divergence entre la disparité et la particularité
des capacités de traitement des déchets
et l’uniformisation des capacités de production
 : les produits TIC sont les mêmes dans
le monde entier, comment concevoir des
produits pour le démantèlement et la
déconstruction quand ces conditions varient
massivement d’un pays à l’autre ? Que doivent
faire les pays qui ne savent gérer que
les déchets inertes et les déchets organiques,
les TIC ne devraient-ils pas être
réalisés uniquement dans ces deux types de
matériaux ? Est-ce techniquement possible ?
Sinon que faire ?

Second exemple : télécharger de la musique
est moins impactant qu’acheter un CD…
sauf si on grave le CD chez soi. Quelle
norme faut-il poursuivre pour réduire les
impacts ? Le téléchargement avec interdiction
de gravage ou le rationnement de CD
achetés ? Voilà des questions que n’aborde
pas l’écoconception. De ce fait l’écoconception
n’obtient que des améliorations
marginales, tout en laissant s’installer des
infrastructures qui deviennent obligatoires.
Car les TIC remplacent les autres services.
Les cabines téléphoniques disparaissent
avec la généralisation des téléphones portables.
Il y a des effets de système qui
sont irréductiblement d’ordre collectif. Sans
Internet, comment chercher un emploi, rédiger
sa déclaration d’impôts etc. ? L’enjeu
glisse très rapidement vers la question de
la substitution.

La thèse de l’écoefficacité est prise en défaut
par deux fois. La première, en ce que les
gains majeurs d’efficacité écologique ne peuvent
pas être atteints "à fonction égale", en
termes de segmentation de marché. Recourir
aux comparaisons sur la base des ACV n’a de
sens que si les produits occupent le même
segment, autrement dit quand les produits
soient directement concurrents, ce qui ne
préjuge rien de l’évolution des usages et des
modes de production et de consommation
– par exemple comment comparer l’ACV
d’un vélo et d’une voiture ?

La seconde faiblesse réside dans l’absence
de solution simple pour pondérer les impacts
entre eux. Qu’est-ce qui est "le plus grave"
 ? Les kilos de déchets nucléaires ou les kilos
de gaz à effet de serre ? Faute de débat sur
ces sujets, les ingénieurs tranchent – mais
dans quel sens ? Reflètent-elles le poids des
lobbies ? Le consensus du gouvernement en
place ? Le poids des entreprises qui les financent
 ? Le social est négligé parfois jusqu’à la
caricature, ainsi cette étude qui, cherchant à
établir le contenu en information de différents
supports, attribue 2 kb (kilobits) à
une page écrite à la main (format A4), 563
kb au Huckleberry Finn de Mark Twain, 5
Mb aux OEuvres complètes de Shakespeare
et…. 5 Mb pour 30 secondes de téléréalité
 [17] ! Une page originale de la Bible, par
exemple, s’il en existait une, pourrait-elle
être considérée comme contenant 2500
fois moins d’information qu’un show télévisuel
que tout le monde aura oublié le
lendemain ? La définition technique de l’information
s’impose ainsi à la définition
politique… L’objectivité apparente de la
mesure en "bits" est dangereusement
trompeuse. Cet exemple illustre bien la
confusion qui règne dans le domaine de la
"connaissance" (qui s’accumulerait) et de
l’"information" (qui serait plus abondante).

Enfin l’écoconception ne répond pas à la
question de l’obsolescence accélérée des
produits, générée par le marketing et la
publicité, ni à la croissance de la quantité
et du nombre de produits jetés chaque
année. L’objectif de "vendre toujours plus",
sans discernement visible, entre clairement
en opposition avec le souci de réduire les
déchets et leur complexité. Cette contradiction
saute aux yeux des consommateurs
mais fait encore partie des tabous sociaux
 [18], d’où sans doute le succès de la
"décroissance" dans les échanges informels
à la cantine à midi ou près des
machines à café.

La redoutable question
de la substitution

L’argument souvent opposé aux impacts
des TIC sur l’environnement est un effet
bénéfique supérieur. La Stratégie de
Lisbonne mise sur la "société de la
connaissance". Et en effet la Suisse, dont
l’un des métiers majeurs est la banque,
"produit" beaucoup de dollars par unité de
CO2 émise, contrairement à la Chine qui
semble "inefficace" [19].
Mais rien ne démontre clairement la validité
de cet argument à ce jour. Il existe autant d’exemples qui vont dans un sens (télétravail,
vidéoconférence, etc.) que d’exemples
qui vont dans l’autre (commande de livres
en Australie d’un simple clic, par exemple)
et les chiffres agrégés montrent une progression
continue des consommations et
des impacts. Autrement dit, l’empreinte écologique
de la Suisse continue d’augmenter.
Nourrirons-nous le monde de demain avec
du marketing et du papier monétaire
imprimé en Suisse ? Le mythe de la dématérialisation
ne répond pas à la question, il
se défausse à nouveau via un tiers-exclu :
les pays en développement, qui émettent
l’essentiel de l’impact écologique lié à l’activité
des industries qui produisent les
biens utilisés pour entretenir notre mode de
vie [20]. Le social est l’autre tiers-exclu. Les
télétravailleurs sont par exemple bien plus
sujets au surtravail que les autres, la corrélation
est nette puisque plus de 80% des
travailleurs voient leur temps de travail
augmenter alors que moins de 10% le
voient diminuer [21].

Plutôt que de continuer à se focaliser sur le
"coût marginal" de (re)production, et imaginer
de (mauvaises) utopies à partir de
cette nouvelle "abondance", ne faut-il pas
plutôt ouvrir un débat public sur les avantages
et les inconvénients de ces systèmes ?
Le refus récent que le BVP a opposé à une
publicité proposée par le SMICTOM [22]
de Saint-Brieuc [23] illustre bien la nature
des enjeux : les marques ne souhaitent pas
voir leur produit mis en accusation. Le marketing
occulte soigneusement les aspects
négatifs des produits. L’imaginaire de la
dématérialisation permet de maintenir les
"forces productives" à l’abri de la critique.

Au centre des débats, la question de la substitution
pose en réalité deux questions
autrement plus redoutables que les solutions
techniques proposées par la théorie commode
de la dématérialisation. Tout d’abord
H. Daly a montré il y a longtemps déjà que
la question d’une économie écologique n’est
pas un problème de substitution mais un
problème d’échelle [24]. Comment instituet-
on des limites absolues, qui prennent en
compte la productivité des écosystèmes ? Ce
qui nous mène à la seconde question, dépendante
de la première : comment établir des
normes et des priorités qui permettent aux
sociétés de générer de la paix et de la civilisation,
et non pas de la destruction ?

Conclusion

La régulation écologique des infrastructures
numériques compte plusieurs succès
à son actif : réduction globale de la toxicité
 ; récupération croissante de "matière
première secondaire" ; réduction des
consommations d’énergie au niveau des
usages, amélioration de l’écoefficacité.
Toutefois la réglementation compte aussi
des échecs : peu de prévention et rien sur
l’obsolescence accélérée ; pas d’incitation
à l’écoconception, reportée dans la directive
EuP mais sous une forme administrée
qui n’a plus beaucoup de rapport avec
l’objectif initial de progrès par innovation
et sélection des solutions les plus économes,
avec renforcement des acteurs déjà
en place et élévation du "ticket d’entrée",
rigidifiant un peu plus le débat.

L’ensemble reste technique et n’a guère
impliqué la société dans son ensemble.
Pour la plupart des consommateurs, le pictogramme
"poubelle barrée" témoigne de
ce que le problème peut être réglé par le tri
sélectif. Dès lors il n’a aucune raison de
remettre en cause sa consommation. Il
s’apercevra tout au plus que le financement
accroît les inégalités économiques,
du fait de la mise en place d’une assiette
relativement égalitaire du retraitement alors
que les revenus ne le sont pas.

Or, la question qui n’a pas été ouverte,
c’est la question des besoins. Comment
déterminer nos besoins autrement que par
un rituel qui met le consommateur seul face aux puissances séductrices de la réclame ?
Que penser de la numérisation rapide des
médias ? Quelles seraient les conséquences
d’une augmentation massive du prix du
pétrole et des matières premières sur les TIC
 ? Quelles sont les priorités, poursuivre la
fuite en avant technologique, garante de
notre "compétitivité", au prix de la planète
et de la division croissante de notre
société, ou commencer à réfléchir en
termes plus larges ? Aucun de ces sujets n’a
été sérieusement abordé. Les déchets
continuent d’être cette chose honteuse que
l’on camoufle ou qui, tout particulièrement
dans le cas de l’Italie ou de l’exportation,
agresse les personnes les plus démunies,
actuelles ou à venir, incapables de s’en
protéger, faute de disposer de moyens et
de capacités adéquates.

Fabrice Flipo

Cet article est tiré de l’ouvrage collectif
A. Boutet, F. Deltour, L. Draetta & F. Flipo,
Ecologie des infrastructures numériques,
Hermès, 2007.


[1Les conclusions de la présidence portugaise (premier
semestre 2000) sur "l’emploi, la réforme économique et
la cohésion sociale dans le cadre d’une économie fondée
sur la connaissance", sont disponibles sur
http://ue.eu.int/ueDocs/cms_Data/docs/pressData/fr/ec/0010
0-r1.f0.htm.

[2J.A. Laitner, "Information technology and U.S.
energy consumption", Journal of Industrial Ecology,
vol. 3, n°2, 2003.

[3Etude allemande de C. Cremer & W. Eichhammer,
Energy Consumption of Information and
Communication Technology (ICT) in Germany up to
2010, Karlsruhe, Zurich, Fraunhofer ISI, CEPE, 2003.

[4Etude suisse de B. Aebischer, Informationstechnologie :
Energiesparer oder Energiefresser ?, EMPA-Akademie
Wissenschaftsapéro, 2003.

[6F. Berkhout & J. Hertin, "Impacts of Information and
Communication Technologies on Environmental
Sustainability : speculations and evidence – Report to
the OECD", 2001.

[7C. Schafer & C. Weber, "Mobilfunk und energiebedarf",
Energiewirtschaftliche Tagesfragen, 50 (4) : 237-
241, cité par K. Fichter, "E-commerce", vol. 6, 2, Journal
of Industrial Ecology, 2003, pp. 25-41.

[8M. Faist Emmenegger, R. Frischknecht, M. Stutz, M.
Guggisberg, R. Witschi & T. Otto, "LCA of the mobile
communication system UMTS", in SETAC, 11th LCA Case
Studies Symposium - Abstracts, 2003, p.105-107.

[9R. Kuehr & E. Williams, op. cit., 2003.

[10A. Attané, "Pêcher, courir, trier ses déchets… pratiques
de l’environnement ou rapport aux autres ?",
Europaea – Journal des Européanistes,1-2, anno VIII,
2002, p. 275.

[11US EPA, "Electronics : a new opportunity for waste
prevention, reuse, and recycling", 2001.
www.epa.gov/epaoswer/osw/elec_fs.pdf.

[12PNUE, op.cit., 2005.

[13Basel Action Network & Silicon Valley Toxics
Coalition, Exporting Harm – The high-tech trashing of
Asia, 2002.

[14Déchets d’équipement électriques et électroniques
– 2002/96/CE.

[15Restriction of Hazardous Substances – 2002/95/CE.

[16Greenpeace, "Technologie toxique – Débranchez
l’électronique toxique", 2005.

[17Tiré de S. Suh, "Materials and energy basis of
information – The weight of information", SETAC, 11th
LCA Case Studies Symposium – Abstracts, 2003, p.46.

[18Voir à ce sujet le dernier sondage Ethicity/Ademe,
S. Peters, "La consommation responsable marque le
pas", Les Echos, 2 avril 2008.

[19A. Delbosc, J.H. Keppler & A. Leseur, "Croître
sans réchauffer", Note d’étude n°10, Mission Climat de
la Caisse des Dépôts, janvier 2007.

[20B. Zuindeau, "La ’loi de Kuznets’ : de l’économie
de la répartition à l’économie de l’environnement",
Communication au Colloque International de
l’Association Charles Gide pour l’étude de la Pensée
économique, 22-24 septembre 2005, Lille.

[21ECATT, "Benchmarking progress on new ways pf
working and new forms of business across Europe",
2000, p. 38 – téléchargeable sur http://www.ecatt.com.

[22Syndicat mixte de gestion des déchets.

[24H. Daly & J. Cobb Jr, For the Common Good,
Boston, Beacon Press, 1989.


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