Le Vlaams Blok : du vieux vin dans de nouvelles bouteilles

 janvier 2003
par  Maarten Van Craen, Marc Swyngedouw
popularité : 6%

Depuis 1991, le Vlaams Blok est présent dans les instances représentatives
et dans de nombreuses assemblées en Belgique. L’idéologie du parti a évolué
parallèlement à la croissance du corps de ses mandataires. Marc Swyngedouw
(professeur à l’université catholique de Leuven (K.U.L.) et directeur de
l’Institut pour la recherche sur les opinions sociales et politiques) et
Maarten Van Craen (collaborateur scientifique à la K.U. Leuven) analysent
l’évolution de cette idéologie au travers des principaux textes du parti.

L’identité du Flamand

Au-dessus de tout, l’identité est au coeur du dispositif idéologique du
Vlaams Blok (VB). Il fait une distinction entre les personnes en les
classant selon leur appartenance à un ’peuple’ ; en l’occurrence, le
’peuple flamand’. Dans cette vision, les Flamands forment une communauté
parce qu’ils sont ancrés dans une culture partagée, basée dans un terreau
propre, c’est-à-dire un territoire, qui ne se réduit pas à l’actuel
territoire de la Flandre (VB Principes fondamentaux, s.d., pp. 5-6). Le
Flamand est aussi quelqu’un qui dispose d’une identité ethnique spécifique,
qui se caractérise, selon le VB, par sa langue, sa culture, son territoire,
son origine et donc par une dimension raciale (Spruyt, 1995, pp. 87-94). Si
la terminologie raciale était encore largement utilisée dans les années 80,
il semble que le VB mette davantage l’accent sur les caractéristiques
culturelles, depuis les années 90. Une évolution qui a marqué le courant
idéologique de la Nouvelle Droite européenne, depuis son éclosion en France
à la fin des années 60, sous l’impulsion de son plus grand idéologue :
Alain de Benoist. Le Vlaams Blok est également d’accord avec Silvio
Berlusconi et Pim Fortuyn pour dire que la civilisation occidentale est
supérieure à la culture islamique (VB-magazine, mars 2002, p. 2).
Celui qui parcourt attentivement les textes de base du VB découvre que le
parti utilise une hiérarchie ’ethnique’ au sein de laquelle le Flamand se
trouve au sommet, suivi de très près par les Hollandais et les Afrikaners
blancs (d’Afrique du Sud), qui parlent la même langue et partagent -
affirme le Blok - la même culture. Viennent ensuite, sur pied
d’équivalence, les Flamands francisés de Bruxelles, de Wallonie et de
Flandre française (région du Nord de la France). Ils vivent, selon le VB,
dans des territoires occupés qui appartiennent à la Flandre (Principes
fondamentaux). Ensuite, il y a les étrangers européens, qui sont de même
origine raciale (blancs), ont des cultures différentes, mais sont
tributaires d’une culture et d’une civilisation européenne commune. Les
habitants des pays limitrophes de la Belgique sont, apparemment, plus
proches que d’autres Européens. Au bas de la liste apparaissent les
étrangers non européens, qui ne partagent ni la langue, ni le territoire,
ni l’origine ethnique du Flamand.
Etant donné que, selon le VB, il n’y a pas de « peuple belge », mais bien
des Flamands et des Wallons, il faut lutter pour une Flandre indépendante.
Pour les nationalistes flamands de la droite radicale, l’Etat ne peut être
légitime que lorsque ses frontières se superposent à celles du peuple. Le
parti plaide ouvertement pour la création d’un Etat Flamand séparé (Texte
du congrès sur la vision de l’Etat, 2001).

Nationalité et citoyenneté

Le Vlaams Blok souhait appliquer le jus sanguinis comme principe de base de
la loi sur la nationalité : tous les enfants dont au moins un des parents
est un citoyen belge - flamand, dans le futur - , ont la nationalité à la
naissance (Dewinter, 1989, pp. 160-162 ; Essai de Constitution de la
République de Flandre, 2001, pp. 8-9). La nationalité n’est pas obtenue
automatiquement par la naissance sur le territoire belge - flamand - , pas
plus que par le mariage. Les adultes qui ne sont pas Belges - Flamands -
sur base de leur ascendance peuvent, s’ils satisfont à des critères
stricts, obtenir la citoyenneté via la naturalisation. Ceux qui ne
satisfont pas à leurs devoirs peuvent perdre définitivement leur
nationalité.
Ceux qui sont devenus Belges récemment n’obtiendraient pas automatiquement
la nationalité flamande dans la Flandre indépendante, selon le VB. Dans les
tiroirs du quartier général du parti, il y a un plan ’en vue d’assujettir à
un test de citoyenneté les mineurs d’origine étrangère de la troisième
génération qui ont obtenu automatiquement la nationalité après 1991’ (VB,
2001, p. 21). Et le parti ajoute à ses revendications : ’Les adultes qui
sont devenus Belges de la même manière, ont trois ans pour réussir un test
de citoyenneté, de même que les adultes naturalisés après 1993, ainsi que
leurs descendants adultes’ (VB, 2001, p. 21).
On retrouve la figure de l’étranger comme facteur de dépravation des m ?urs
de la société. La présence ’massive’ d’étrangers n’enrichit pas la culture
flamande : elle la détruit. Comme "la religion islamique est une religion
anti-occidentale et intolérante", le VB estime que l’État belge doit
immédiatement lui retirer sa reconnaissance. Le VB rejette dès lors
l’intégration des étrangers non européens et prône un retour progressif
dans les pays d’origine.
Le programme du parti en 70 points fut, jusqu’au début des années quatre-
vingt-dix, le guide du Vlaams Blok pour solutionner le "problème des
étrangers". Il s’inspire, pour l’essentiel, des idées du Front National de
Le Pen. Il est frappant d’y constater des violations répétées de la
Convention européenne des Droits de l’Homme. Le VB a été contraint par les
autorités publiques de prendre une position plus mesurée en ce qui concerne
la politique des étrangers. Fin 1998, la Chambre (Parlement belge) adopta
une proposition de loi visant à refuser l’octroi d’une partie des subsides
aux partis qui ne respectent pas la Convention européenne des Droits de
l’Homme. Le parti fut donc contraint de retirer le plan en 70 points de son
programme et de le remplacer par une nouvelle prise de position concernant
les étrangers. Le nouveau texte est dans la ligne du précédent, mais
certains angles y ont été arrondis.

Famille, discipline et autorité

La société utopique que dessinent les Principes fondamentaux et d’autres
textes fondateurs du VB se rapporte directement à ce que Tönnies (1887) a
décrit sous l’appellation de ’Gemeinschaft’ (Swyngedouw, 1995a). L’utopie
actuelle du VB se fonde, certes, sur la structure socio-économique moderne,
mais elle fait référence à la communauté naturelle que Tönnies mettait en
rapport avec l’économie domestique traditionnelle. C’est une communauté
sans conflits, où la distinction entre le bien et le mal est immuable. Le
contenu de ce bien et mal n’a rien d’universel, car la communauté à
laquelle aspire le VB se caractérise par des moeurs ’flamandes’
particularistes.
Pour le VB, la famille forme la plus petite unité dans cette société
harmonieuse, aux fondements organiques. Une famille constituée d’un couple
d’hétérosexuels mariés, dont le devoir est d’assurer leur descendance ; non
seulement parce que telle est la nature de l’homme, mais surtout pour
contribuer à la perpétuation du peuple flamand.
L’État a pour tâche de préserver les intérêts moraux, culturels et
spirituels de la communauté en luttant contre la débauche et la
dégénérescence. A ce titre, il doit préserver l’intégrité de la famille, en
luttant contre l’avortement et l’homosexualité (qui reste une ’anormalité’
et par conséquent, n’ouvre à aucun droit).
Pour le VB, une communauté ordonnée n’est possible que sous une vraie
autorité (Principes fondamentaux). Le VB exige un accroissement
significatif des effectifs dans tous les corps de police, en exerçant un
contrôle (de manière à éviter les éléments trop ’sociaux’). C’est seulement
à cette condition que le « revirement total » sera possible. Les éléments
centraux de cette révolution souhaitée sont la "tolérance zéro" et la
suppression de la loi Lejeune (qui prévoit la libération anticipée des
détenus après avoir purgé au minimum 1/3 de leur peine de prison).
Le maintien de l’ordre et de la discipline est aussi du ressort des
citoyens. "Pour beaucoup, le bijoutier Tyberghien [1] est un héros et la
seule chose que la population lui reproche, est qu’il n’ait abattu qu’un et
non les trois ressortissants des pays de l’Est qu’il l’ont attaqué"
martelait Philippe Dewinter, lors de la troisième convention nationaliste
(Discours prononcé le 06.10.’02). Le VB plaide activement pour
l’élargissement de la notion de "légitime défense".

Solidarisme et rapports politiques

La conception de la société que défend le VB, est directement issue des
conceptions autoritaires des années trente : on parle de "solidarisme" [2].
Le solidarisme organique implique que quiconque est pénétré de son
appartenance naturelle au peuple rejette la lutte des classes et opte pour
la « solidarité nécessaire de tous envers tous dans la communauté : une
solidarité entre employeurs et travailleurs et entre toutes les
professions » (Principes fondamentaux). Le solidarisme constitue pour le VB
une sorte de troisième voie entre l’exploitation du capitalisme libéral et
l’oppression des systèmes communistes. Sur le plan strictement économique,
le VB prône le néolibéralisme, pour autant qu’il ne porte pas atteinte aux
intérêts du peuple.
Etant donné la solidarité entre employeurs et travailleurs, il n’est plus
nécessaire d’avoir des syndicats, qui doivent être remplacés par des
conseils d’entreprise, défendant les intérêts de l’entreprise. Pourtant, le
VB essaie de ne pas mettre l’accent sur cette revendication. Depuis le
milieu des années quatre-vingt-dix, il attire de plus en plus d’électeurs
populaires et parfois syndicalisés ; il lui faut donc composer avec cette
évolution sociologique. Il préconisait récemment le renforcement de
l’autonomie syndicale face aux partis (Van Cleemput, 2002, pp. 72-73).
Son discours dénonce aussi largement le système partisan. Les partis
politiques seraient "corrompus" et peu "fiables". Dans le même temps, le VB
exige "des mesures énergiques pour revaloriser effectivement l’activité
politique et parlementaire." Car, poursuit le VB, "la politique doit être
soustraite à l’atmosphère de mesquinerie, d’esprit de clan et de calculs
sordides dans laquelle l’ont fait échouer le démocratisme et la déchéance
du parlementarisme." Ce dernier passage et les déclarations d’un certain
nombre de fidèles du parti ont conduit à ce qu’on accole au Vlaams Blok une
étiquette antidémocratique. Lors d’un congrès en 1996, le parti tenta de
réfuter cette accusation par l’adoption du principe suivant : "Le Vlaams
Blok est un partisan de la démocratie parlementaire. Par là, nous entendons
une forme d’Etat au sein duquel le peuple est gouverné par des
représentants choisis parmis ses propres gens" (principes des résolutions
du congrès ; Spruyt, 2000, p. 85). On peut s’interroger sur la réelle
adhésion des dirigeants aux valeurs démocratiques. Les Principes
fondamentaux du parti ne limitent-ils pas la tolérance au "respect pour
toutes les autres théories de la vie dans la mesure où elles ne font pas
obstacle au développement d’un constructif sentiment d’appartenance au
peuple" (M - VB principes fondamentaux, s.d., pp. 9-10) ?

Globalisation et dimension européenne

Le VB refuse l’affirmation selon laquelle la globalisation a érodé la
notion d’Etat-nation. La communauté des Etats a, selon le Vlaams Blok,
réagi avec succès aux nombreux défis qui se sont posés à elle au cours des
trois ou quatre derniers siècles et le parti est convaincu qu’elle le fera
aussi cette fois. Le VB considère la globalisation actuelle ni comme une
innovation ni comme un processus irréversible (Textes du congrès sur la
vision de l’Etat, 2001). Il part du postulat de la primauté du politique,
qui détermine les relations économiques et non l’inverse. Il en tire la
conclusion que l’Etat a les clés qui lui permettent de gérer la
globalisation ; il y a donc uniquement besoin de volonté politique.
Dans ce schéma, la coopération entre les peuples européens doit se
maintenir, mais sans se faire au détriment de la capacité de chaque peuple
à disposer de lui-même. Le Vlaams Blok plaide pour cette raison pour une
Europe confédérale, qui respecterait le droit de tous les peuples à
disposer d’eux-mêmes (Textes du congrès sur l’Europe, 2001). Quant à
l’élargissement de l’Union, il doit rester limité aux peuples qui
appartiennent à la ’communauté de culture européenne’.
Les nationalistes flamands de la droite radicale défendent au niveau
européen le principe de la subsidiarité. Des compétences comme la culture,
l’enseignement ou la sécurité sociale sont considérées comme
intrinsèquement liées à l’identité nationale et doivent absolument rester
du ressort des Etats-nations. La politique étrangère commune, la politique
de sécurité, d’immigration et d’asile sont des affaires qui, aux yeux du
parti peuvent être rêglées au niveau européen, mais à l’unanimité. Pour le
marché interne, les normes environnementales et la protection des
consommateurs, on peut décider au niveau européen à la majorité qualifiée
seulement (Textes du congrès sur l’Europe, 2001).

Conclusion

Une comparaison entre les textes récents du Vlaams Blok et les documents
des années quatre-vingt donne l’impression que son idéologie a subi une
évolution, en s’adaptant à de nouvelles réalités. De plus, le retrait de
Karel Dillen (fondateur et président durant de nombreuses années du VB) a
ouvert l’espace à de nouvelles personnes et de nouvelles idées. Pour
autant, on ne peut se laisser tromper par les apparences de ces changements
d’orientation. Les Principes fondamentaux du VB continuent à faire usage de
la terminologie issue du VNV [3]. Des concepts comme ’kleurpartijen’,
’solidarisme’ et ’parlementarisme’ sont directement repris des textes du
VNV et continuent d’alimenter l’idéologie du Vlaams Blok. Sous la pression
des autorités publiques (via la législation anti-raciste et la loi sur le
financement des partis) et par une démarche pragmatique, le VB a filtré et
réécrit les textes les plus controversés. C’est ainsi que la terminologie
raciale a été remplacée par un discours culturel, que le plan en 70 points
a été retiré du programme et que les vieux concepts ont été rayés lorsque
c’était possible.
Le parti qui se fait fort de dire tout haut ce que le peuple flamand pense
tout bas tente de masquer de plus en plus ce qu’il pense. Les nouveaux
textes sont plus mesurés et moins connotés. Pour autant, ils s’inscrivent
toujours dans la même construction de pensée. Celui qui fait l’effort de
regarder derrière la façade des apparences découvre que le Vlaams Blok
reste toujours un parti anti-système de la droite radicale [4].


Bibliographie

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Nationalistisch Verbond 1933-1945, Universiteit Gent : Phd en histoire
- DEWINTER, F., 1989 : Eigen volk eerst. Antwoord op het
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- DEWINTER, F., 1991 : Immigratie : de oplossing. 70 voorstellen ter oplossing
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- DEWINTER, F., 2002 : Toespraak op de derde nationalistische conventie,
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- DILLEN, K., s.d. : Vlaams Blok Grondbeginselen. Deurne : Vlaams Blok
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Kritak
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Halewyck
- SPRUYT, M., 2000 : Wat het Vlaams Blok verzwijgt. Leuven : Van Halewyck
- SWYNGEDOUW, M., 1992 : National Elections in Belgium : The breakthrough of
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- SWYNGEDOUW, M., 1995 : Les nouveaux clivages dans la politique Belgo-Flamande, in Revue Française de Science Politique, Paris : Vol 45, N° 5, pp.
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- SWYNGEDOUW, M., IVALDI, G., 2001 : The Extreme Right Utopia in Belgium and
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- VAN CLEEMPUT, G., 2002 : De leugens over het Vlaams Blok. Wat
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verzwijgt. Brussel : Vlaams Blok
- VAN CRAEN, M., SWYNGEDOUW, M., 2002 : Het Vlaams Blok doorgelicht. 20 jaar
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- VLAAMS BLOK, 1995 : Jaaroverzicht 1994, Kaderblad, Vol. 12
- VLAAMS BLOK, 1996 : Jaaroverzicht 1995, Kaderblad, Vol. 13
- VLAAMS BLOK, 2001 : Congrestekst staatsgedachte. Brussel : Vlaams Blok
- VLAAMS BLOK, 2001 : Nieuw vreemdelingenstandpunt. Brussel : Vlaams Blok
- VLAAMS BLOK, 2001 : Proeve van Grondwet van de Republiek Vlaanderen.
Brussel : Vlaams Blok
- VLAAMS BLOK, 2001 : Congrestekst Europa. Brussel : Vlaams Blok


[1Le bijoutier Tyberghien a abattu un des assaillants qui tentaient de
cambrioler sa bijouterie. Il dut pour cela comparaître devant les
tribunaux.

[2Historiquement, le solidarisme du VB est apparenté au corporatisme
solidariste de Mussolini, caractérisé par la recherche d’une solidarité
entre employeurs et travailleurs pour défendre les intérêts communs du
peuple et de l’État, dirigé par un homme fort qui incarne ces intérêts. Les
variantes flamandes du solidarisme ont été développées dans les années
trente par le VERDINASO (Verbond van Dietse nationaal-solidaristen) et par
le VNV (Vlaams Nationaal Verbond).

[3VNV : Vlaams Nationaal Verbond. Parti politique d’extrême droite fondé
dans les années 30 et impliqué dans la collaboration.

[4Pour une discussion plus détaillée de l’idéologie du Vlaams Blok et
pour plus d’informations au sujet des autres facettes du parti, voir Van
Craen & Swyngedouw, Het Vlaams Blok doorgelicht. 20 jaar extreem-rechts in
Vlaanderen. Leuven : ISPO-KULeuven. 2002.


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