Pour une université coopérative

mardi 23 mars 2010
par  Davy Cottet, Mikaël Chambru
popularité : 2%

Alors que les réformes universitaires se multiplient, Mikaël Chambru et Davy Cottet,
doctorants et syndicalistes écolos à l’université de Grenoble [1], nous proposent une autre
lecture des changements en cours dans l’enseignement supérieur et dans la recherche. Ils nous
invitent ensuite, si l’on souhaite sortir de façon "civilisée" du productivisme et de sa logique
dévastatrice, à repenser en profondeur le rôle de l’université dans la société... pour en faire
un lieu de mutualisation des savoirs et de "vraie formation à la citoyenneté" de façon
autonome et créative par tous les individus de la société.

L’université au cœur de l’économie de la connaissance

Qu’elles soient françaises – LMD-2003, Loi
de Programme pour la Recherche-2006 et
LRU-2007 – [2] ou européennes – Bologne-
1999 et Ljubljana-2008 – [3], nous assistons
à une accélération des réformes universitaires
depuis une décennie. Trop souvent
considérées comme une "modernisation"
brutale des institutions d’éducation et de la
recherche, ces réformes renforcent au
contraire les logiques compétitives et
productivistes d’ores et déjà ancrées dans
le fonctionnement de l’université. Elles sont
même au coeur de ses missions, puisque le
service public de l’enseignement supérieur
doit contribuer à la "croissance régionale et
nationale dans le cadre de la planification
et à l’essor économique" [4]. L’université
est donc plus que jamais ambivalente. En
tant qu’industrie de re-production des
acteurs de l’économie de la connaissance,
elle se trouve au centre de critiques et de
mobilisations antagonistes aux logiques
compétitives de la marchandisation du
savoir [5], et par conséquent des fondements
même d’un système politique et
économique globalisant.

Contrairement aux idées reçues, cette
économie de la connaissance est loin d’être
"immatérielle" et encore moins "écolo" [6],
mais sert avant tout de prétexte pour
justifier les logiques productivistes, technoscientistes
et dévastatrices d’un capitalisme
en adaptation. Quand bien même la
création de valeur dans cette économie de
la connaissance s’appuie sur un capital
immatériel (l’information au sens large), elle
conduit néanmoins à un besoin toujours
croissant de ressources physiques ou
naturelles nécessaires aux cycles de
production / consommation.

Ainsi, les services ne se développent pas
indépendamment des "activités industrielles",
tout comme il existe une
imbrication entre les "activités de
conception" et les "activités industrielles" [7]. Autrement dit, les "activités
immatérielles", en particulier fondées sur
les TIC, ne se substituent pas plus aux
"activités industrielles" que ces dernières
n’avaient pris la place des "activités
agricoles" suite à la révolution industrielle.
Elles restent complémentaires, l’une et
l’autre étant étroitement liées, d’autant plus
que l’on assiste à une accélération du
processus d’industrialisation de l’information
et de la culture depuis la fin du
20ème siècle [8].

L’économie de la connaissance, appelée par
certains capitalisme cognitif, n’est donc pas
identifiable à une nouvelle étape du capitalisme
qui annoncerait le passage d’une
société industrielle à une société post-industrielle.
D’ailleurs, cet avènement n’est pas
plus d’actualité avec la prétendue entrée
dans l’ère de l’information [9], thèse qui
annoncerait cette fois-ci, grâce à une
révolution informationnelle effective, la
certitude du dépassement de la société
industrielle. Thèse qui est par ailleurs
largement critiquée [10].

Résumée brièvement, cette dernière affirme
que des mutations radicales et structurelles
sont intervenues, empruntant au passage
des fondements techno-déterministes, alors
qu’il ne s’agit que de changements en cours
et de tendances s’inscrivant "dans un
mouvement de longue durée, [l’informationnalisation]
en phase avec des mouvements,
à la fois sociaux et sociotechniques" [11]. Bref, l’ère de l’information,
qui s’avère n’être en fait qu’ "une appellation
actualisée, plus documentée, et plus
argumentée, mais tout aussi critiquable [du
qualificatif de société de l’information]" [12],
ne s’impose pas plus qu’en 1970 [13].

Nous ne sommes donc pas passés dans
une société nouvelle, tant du point de vue
de son mode de développement, que de
son mode de production.

Par contre, le processus d’industrialisation
de l’information et de la culture révèle un
"trouble" dans le mode de production
capitaliste, puisque "les industries qualifiées
d’immatérielles sont précisément celles
qui souffrent d’un déficit de programmes
immatériels, les firmes dominantes se
montrant plus à l’aise pour produire des
appareils que des programmes édités ou
non" [14]. Il s’agit d’une des multiples
contradictions au sein desquelles André
Gorz analyse la crise du capitalisme, qu’il
considère comme étant une incompatibilité
entre les logiques compétitives du capitalisme
industriel et les logiques coopératives
de la re-production de savoirs [15]. Et même
si à la vue des éléments explicités
auparavant, André Gorz proclame un peu
rapidement l’effectivité du passage à un
nouveau mode de production capitaliste,
faisant lui aussi des changements liés à
l’informationnalisation des seuils décisifs
déjà franchis, il n’en reste pas moins qu’une
fois ces mutations avérées, "la sortie du
capitalisme aura [bien] lieu d’une façon ou
d’une autre, civilisée ou barbare [et que] la
question porte seulement sur la forme que
cette sortie prendra et sur la cadence à
laquelle elle va s’opérer" [16].

La société de contraintes au secours d’un capitalisme en crise

Ainsi selon André Gorz, la sortie du capitalisme
devrait déjà avoir commencé...
Comment expliquer alors que les réformes
universitaires s’enchaînent à tout va sans
déclencher "l’insurrection universitaire" ?
C’est peut-être que l’université telle que
nous la connaissions, en tant qu’institution
disciplinaire [17] – "moulage distinct" – avec
ses propres normes établies "collégialement"
par les élites académiques dans le
but d’assurer leur reproduction, se transforme
peu à peu en un ensemble de machineries d’asservissement et de subjectivation
– "modulations" – caractéristiques
des sociétés de contrôle [18]. Gilles Deleuze
le constatait déjà en 1990 : "la formation
permanente tend à remplacer l’école, et le
contrôle continu remplacer l’examen. Ce qui
est le plus sûr moyen de livrer l’école à
l’entreprise" [19].

Pour citer quelques exemples plus actuels,
l’orientation active (système d’admission
post-bac), les logiques de concours et de
sélection des institutions universitaires les
plus élitistes, les suppléments aux diplômes
introduits par "l’harmonisation européenne"
sont autant de machineries de contrôle des
"flux" d’étudiants dans les différentes
filières, dépossédant ceux-ci de leur liberté
d’accès aux connaissances-marchandises.

De même, la semestrialisation de l’année
universitaire, les contrôles continus, les
obligations de présence de plus en plus
prégnantes, les aides sociales participent à
habituer, une bonne fois pour toutes, les
étudiants de l’université de masse aux
règles du "monde de l’entreprise". Le
personnel n’est pas en reste, à la fois acteur
(vis à vis des étudiants et de leurs pairs) et
victime des nouvelles machineries de
contrôle universitaires : logiques de financement
sur projet et d’évaluation de la
recherche (ANR et autres fondations,
AERES...), modulation de service des enseignants-
chercheurs, présidentialisation des
primes et promotions, précarisation généralisée...

En plus de subir "l’installation progressive
et dispersée [de ce] nouveau régime de
domination" [20] imposé aux plus réticents
par le recours croissant aux forces de
l’ordre, l’université participe activement au
passage de la société de surveillance
d’aujourd’hui [21] à la société de contrainte
ou techno-totalistarisme de demain [22].
Pour ne citer que les exemples grenoblois
les plus flagrants, dans les nouveaux laboratoires
Minatec (nanotechnologies), Nanobio
(biotechnologies) et Clinatec (interface
cerveau-machine), les recherches sont en
partie soumises au secret défense et sont
l’objet de vives controverses [23]. Innovacs,
futur laboratoire de sciences humaines et
sociales, aura quant à lui pour mission de
faire accepter ces politiques scientistes en
étudiant "l’influence de variables et stimuli
sur l’acceptation des innovations" [24].

De quoi laisser rêveur.

Le cognitariat doit-il sauver l’université ?

Le nouveau management public à l’œuvre
dans les universités introduit donc les règles
de contrôle managérial longtemps expérimentées
par le capitalisme industriel [25],
leur objectif principal étant de contraindre
les universitaires, étudiants et personnels, à
se plier à la "bataille mondiale de l’intelligence" [26]. Une fois de plus, ces logiques
compétitives et individualisantes sont
contre-productives en matière de reproduction
cognitive. Il semble donc que
"l’enjeu, dans le capitalisme actuel, n’est
pas dans les savoirs, mais dans le contrôle
des processus de subjectivation" [27].
Cependant, le caractère décomplexé de ces
évolutions néo-libérales et liberticides
présente au moins l’avantage de susciter
des oppositions à différents niveaux. Des
mobilisations sociales émergent actuellement
tant à l’échelle locale qu’à l’échelle
européenne [28] et mondiale [29]. Dans la
sphère écologiste, certains voient même
dans la construction de ces solidarités, entre
des mondes extrêmement hiérarchisés et
ayant des intérêts propres, l’émergence
d’une conscience des travailleurs cognitifs,
le cognitariat [30]. Cela étant, dans cette
agitation générale, il ne faudrait pas se
tromper de cible. Le néo-libéralisme
exacerbé à l’œuvre dans nos universités ne
doit pas masquer le fond du problème qui,
selon nous, est inhérent aux fondements
même de l’institution scolaire. Trop de mots
d’ordre nostalgiques semblent encore
manifester la volonté de restaurer une
idéale université publique d’antan qui n’a
jamais existé.

En se référant à Ivan Illich, il apparaît que
l’université n’est ni plus ni moins qu’une
institution visant à préparer les individus à
la société industrielle [31], puisque tout
comme l’école, elle pousse les étudiants à
consommer le savoir, les façonnant ainsi
au consumérisme, à la dépendance et à la
hiérarchie [32]. Elle alimente, par la même,
une série de mythes indispensables au bon
fonctionnement et à la survie du système
capitaliste et de sa logique productiviste.
Tout doit y être quantifiable (les savoirs
sont réduits à des connaissances, des informations [33]), mesurable (logiques d’examens
et de notes), étalonné (cursus et
diplômes), hiérarchisé (classements des
individus et des filières) [34]… En définitive,
il n’a pas fallu attendre la révolution néolibérale
et les réformes actuelles pour que
l’université, fondée sur le modèle de notre
société capitaliste, cherche à transformer
les savoirs en marchandises qu’un "distributeur-
enseignant" livre tel un produit fini
au "consommateur-élève" [35].

Bref, s’il faut sauver l’université, c’est peut-être
avant tout d’elle-même et des logiques
corporatistes des élites académiques.

Vers une ère de la coopération

Dès lors, il apparaît plus que jamais nécessaire
de décloisonner l’université afin de
ne plus confondre le besoin fondamental
qu’est l’éducation et le service institutionnalisé
qu’est l’université. Les mobilisations
universitaires doivent continuer à œuvrer à
la convergence des luttes, non pas pour
réactualiser un mot d’ordre hérité d’un
romantisme révolutionnaire, mais pour
instaurer, dans une perspective ouverte et
critique, "un lieu ouvert de débat démocratique
sur les enjeux de société" [36]. Les
initiatives telles que les universités
populaires et les assemblées générales
inter-luttes doivent pour cela se pérenniser
au delà du calendrier imposé par la
succession des réformes gouvernementales.
La réappropriation quotidienne, par
l’ensemble de la société, des infrastructures
universitaires ouvrirait la perspective d’instauration
d’un "lieu de parole au sein
duquel les gens peuvent intellectuellement
et émotionnellement se confronter les uns
aux autres, s’éprouver réciproquement à
travers le dialogue, le langage du corps,
l’intimité personnelle et des modalités
directes, non-médiatisées, du processus de
prise de décision collective" [37].

Dans la continuité du municipalisme libertaire
de Murray Bookchin, pour qui "ce n’est
pas dans le lieu clos de l’école, et encore
moins dans l’isoloir électoral, que des
qualités personnelles et politiques vitales
peuvent se former" [38], les différents
acteurs des mobilisations actuelles
devraient donc abandonner l’idée d’aboutir
à de "bonnes réformes" des institutions,
pour envisager leur action comme le moyen
de transcender ces dernières [39]. De telles
formes de démocratie locale, coopérative et
solidaire, constituent en elles-mêmes un
"processus pédagogique et éthique qui
transforme la capacité latente des citoyens
en une réalité effective" [40], en bref une
"vraie formation à la citoyenneté" qui
prendrait à la fois le relais des institutions
éducatives et des débats publics mis en
place et instrumentalisés par l’Etat [41]. Pour
reprendre la terminologie d’Ivan Illich, il
s’agirait de remplacer les actuelles institutions
fourvoyées par des institutions
conviviales élaborées collectivement. A
terme, l’ensemble des sphères de la société
pourraient rejoindre ces dynamiques
autonomes et créatrices pour y relocaliser
les échanges, qu’ils soient cognitifs,
politiques, affectifs ou matériels. Ce projet
alternatif, à la fois politique et éducatif [42],
pourrait alors prendre la forme de coopératives
municipales [43] pour établir, tel que
Ivan Illich le suggère [44]. Un équilibre avec
les actuelles institutions en décadence.

Pour ne jamais conclure

Pour engager dès à présent et de façon
"civilisée" la sortie du capitalisme, les
écologistes se doivent d’agir au plus vite
s’ils souhaitent échapper au contrôle social
croissant de l’Etat [45], à la société de
contrainte qui se dessine. Comme nous
avons tenté de le montrer dans cet article,
l’un des enjeux cruciaux est de repenser en
profondeur le rôle de l’université et sa place
au sein de la société, et ainsi de l’échange
des savoirs au sein d’une démocratie qui
serait cognitive, et non pas technique.

En pratique, cela nécessite un véritable
travail de fourmis, articulant luttes quotidiennes
sur le terrain et luttes de longue
haleine dans les institutions. En effet, si
l’université coopérative que nous
souhaitons sera avant tout le fruit d’initiatives
locales et autonomes, il n’en reste pas
moins que certaines réformes institutionnelles
seraient à même de les favoriser. En
particulier, un premier pas décisif pourrait
être franchi en se libérant du salariat, par la
mise en place d’un revenu d’autonomie [46]. Toutefois, une telle révolution
ne viendra malheureusement pas d’elle-même...


[1Ils militent tous les deux au sein du syndicat
étudiant Fac Ver te, l ’écologie univer s i tai re
(www.facverte.org) et font partie du collectif de doctorants
Agir-PRES, Agir Pour une université de Grenoble
responsable écologiste et solidaire (www.universitedegrenoble.
com) créé lors de la mise en place de
l’Établissement public de coopération scientifique
(EPCS) "Université de Grenoble" en juin 2009
(http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=
JORFTEXT000020782239&dateTexte=)

[2ANDRO Armel le, BACQUÉ Mar ie-Hélène,
GAUDILLIÈRE Jean-Paul, MURARD Numa et TISSOT
Sylvie, (Sous la direction de), "Que faire pour
l’Université ?", in Mouvements, n°55-56, septembre
2008.

[3BAILLY Pierre, "L’EEES ou le développement de la
compétition entre les établissements", in Note de
travail du LEPII
, n°23, Grenoble, 2008, 12p.

[4Article L123-2 modifié par loi n°2006-450 du 18 avril
2006 - art. 41 JORF 19 avril 2006, in Code de l’éducation,
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do ;
jsessionid=215434DCAE15DDAC9CF1C5A04AC45665.tp
djo04v_3 ?cidTexte=LEGITEXT000006071191&dateTexte
=20100112

[5LAMARCHE Thomas, « L’éducation et la nouvelle
nature du capitalisme », in EcoRev’, n°23, juin 2006,
p66-71.

[6FLIPO Fabrice, "L’empreinte écologique des TIC", in
EcoRev’, n°29, mai 2008, p61-67.

[7LOJKINE Jean, La révolution informationnelle, PUF,
Paris, 1992, 304p.

[8MIEGE Bernard, L’information-communication, objet
de connaissance
, De Boeck, Paris, 2004, p13-16.

[9CASTELLS Manuel, La société en réseaux – l’ère de
l’information
, 3 tomes, Fayard, Paris, 1998-1999.

[10MIEGE Bernard, "La société de l’information :
toujours aussi inconcevable", in Revue européenne
des sciences sociales
, Tome XL, 2002, n° 123, p41-54.

[11MIEGE Bernard, "La contribution des industries de
la culture, de l’information et de la communication à
l’informationnalisation et à la globalisation", in
Questions de communication, 2003, 3, p214.

[12Ibid.

[13MIEGE 2004 Op. Cit., p. 64.

[14MIEGE Bernard, La pensée communicationnelle,
PUG, Grenoble, 2005, p. 95.

[15GORZ André, "Économie de la connaissance,
exploitation des savoirs", in Multitudes, n°15, hiver
2004, p206-217.

[16GORZ André, "Le travail dans la sortie du capitalisme",
in EcoRev’, n°28, p8-15.

[17FOUCAULT Michel, Surveiller et punir, Gallimard,
Paris, 1975, 360p.

[18DELEUZE Gilles, "Post-scriptum sur les sociétés de
contrôle", in L’autre journal, n°1, mai 1990.

[19Ibid.

[20Ibid.

[21Voir par exemple la carte d’étudiant "multifonction"
mise en place à Grenoble,
http://www.ujf-grenoble.fr/1255593626261/0/fiche___
article/

[22PIECE ET MAIN D’OEUVRE (PMO), Terreur &
Possession - Enquête sur la police des populations à
l’ère technologique
, L’échappée, Paris, 2008, 332p.

[23Voir le site de Pièces et mains d’oeuvre (PMO),
collectif grenoblois dénonçant les dérives des nécrotechnologies,
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/.

[24Voir la fiche de présentation du projet de pôle de
recherche en sciences humaines et sociales, InnovaCS
(Innovation, Connaissances et Société) sur le campus
Est.

[25VINOKOUR Annie, "La loi relative aux libertés et
responsabilités des universités : essai de mise en
perspective", in Revue de la régulation, n°2, janvier
2008.

[26Expression employée par Valérie Pécresse dans sa
lettre aux enseignants chercheurs datée du 27 janvier
2009, http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/IMG/pdf/
Tribune_enseignants-chercheurs.pdf

[27ZARIFIAN Philipe, "Savoir et subjectivation", in
Multitudes Web, 2003, http://multitudes.samizdat.net/
Savoir-et-subjectivation

[28Un contre sommet a été organisé lors de la
conférence interministérielle de Louvain et un autre se
prépare à l’occasion du sommet de printemps des
chefs d’états européens : http://www.louvain2009.com/,
http://www.printemps2010.eu/

[29Voir le site du réseau International Student
Movement http://www.emancipating-education-forall.
org/

[30COTTET Davy, SAUVEL Parick et ZUBIRI-REY John
Bernat, "L’émergence du cognitariat face aux réformes
universitaires en France", in Multitudes, n°39, hiver
2009, p61.

[31ILLICH Ivan, "La convivialité" (1973), in Oeuvres
complètes – volume 1
, Fayard, Paris, 2008, p454-455.

[32ILLICH Ivan, "Une société sans école" (1971), in
Oeuvres complètes – volume 1, Fayard, Paris, 2008,
p260.

[33Voir la distinction que fait André Gorz entre savoir
et connaissance. GORZ 2004 Op. Cit.

[34ILLICH 1971 Op. Cit., p258-259.

[35Ibid, p259.

[36VERCELLONE Carlo (Sous la direction de),
« Universités : une réforme à inventer ? », in Multitudes,
n°32, printemps 2008.

[37BOOKCHIN Murray, "Le municipalisme libertaire :
une nouvelle politique communale ?", Extraits de From
Urbanization to Cities
, traduit par VOGEL Jean, in revue
Articulations
, 2004.

[38Ibid.

[39ILLICH 1973 Op. Cit., p471-472.

[40BOOKCHIN Op. Cit.

[41Voir les dérives de la démocratie participative et
technicienne orchestrée par la CNDP (l’exemple actuel
des nanotechnologies) et les ministères (l’exemple
actuel du débat sur l’identité nationale)

[42ILLICH 1971 Op. Cit., p301-302.

[43BOOKCHIN Op. Cit.

[44ILLICH 1973 Op. Cit., p486-488.

[45Voir l’appel d’offre émanant du Ministères de
l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche "Veille de l’opinion dans les
domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur
et de la recherche" du 4 novembre 2008,
http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf

[46"Le revenu social garanti en ligne de mire", in
EcoRev’, n°23, juin 2006, 88p.