Editorial - Réseau(x) et société de l’intelligence

lundi 1er août 2011
par  EcoRev’
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Ce numéro s’attache à questionner le numérique dans un contexte de rupture sociétale et de mutation profonde, dans la lignée d’Ivan Illich et de sa mise en valeur de l’ambivalence de la technique. Donner du sens à l’utilisation de l’ "outil" : "La science peut aussi s’employer à simplifier l’outillage, à rendre chacun capable de façonner son environnement immédiat, c’est-à-dire capable de se charger de sens en chargeant le monde de signes" (Illich, La convivialité, 1973).

Les articles qui composent ce numéro, à des degrés divers, dévoilent des choix idéologiques sous-jacents. La biographie de Richard Stallman nous avait déjà montré combien le logiciel libre est l’application d’un nouveau mode de production, de nouvelles formes de relations sociales, une nouvelle civilisation qui ne se développera qu’avec une prise de conscience citoyenne permettant l’avènement de la société de l’intelligence comme l’avait analysé André Gorz.

Ces articles montrent combien le numérique, sous toutes ses formes (réseaux sociaux, Internet, Imprimante 3D, etc.), bouscule les modes de vie et interfère dans tous les domaines. Le débat est ouvert, tant sur les liens entre réseaux et énergie, révoltes arabes, pauvreté, migrations, qu’avec les rapports de domination et de pouvoirs, avec au cœur la question de l’horizontalité et des libertés. Le débat est loin d’être clos, y compris avec les partis politiques qui ont répondu à nos questions.

EcoRev’ devra prochainement rouvrir le dossier, le compléter, l’étoffer et aider chacun-e à mieux appréhender et agir face à ce mouvement irréversible qui ouvre de nouveaux horizons pour l’écologie politique.

La rédaction